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Fatoumata Diabate 2017

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Où le soleil pompe l'eau

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Studio photo de la rue

Studio Photo de la Rue

Fatoumata Diabate / Studio Photo de la Rue

Comme un clin d’oeil ou un hommage à la photographie Africaine des années 50-60, j’ai décidé de créer un studio photographique en pleine rue afin d’interrompre les gens et leur proposer de venir se raconter.
Un espace est prêt et à portée de main.
Nourrie du travail de Seydou Keita, Malick Sidibé,Youssouf Sogodogo, Abderramane Sakaly, Albert Georges Lutterordt, 
Samuel Fosso, je fais un point sur ce qui m’attire dans leurs regards. C’est avant tout cette ambiance sociale, cette spontanéité qui m’interpelle.
Soucieuse de récréer, à mon époque, ce type de liens, ce moment de dialogue singulier entre le sujet et le photographe, je me laisse guider par les rencontres. Mes premiers essais sont à la hauteur de mes espérances : Les gens invités dans mon studio photo sont a la fois surpris et heureux de découvrir la technique d’une autre époque et d’une autre culture. Ils en retirent une certaine fierté et aussi un amusement.

Chacun a déjà doucement rigolé ou s’est franchement esclaffé à la vue d’une photo de ses parents datant des années 50, 60. Sur ces images en noir et blanc, on s’amuse à détailler un certain manque de civilisation en voyant leurs positions statiques révélant tout le sérieux de l’exercice de la prise de vue. C’était aussi un évènement rare auquel il fallait se préparer.
Au commencement de ce projet, il y a l’envie de rendre hommage aux photographes africains ayant exercé avec le studio ambulant. Avec l’idée de l’internationaliser, je souhaite jouer et explorer au maximum le principe de mobilité. À travers cette démarche, je rencontre un pannel étonnant de personnes et de contextes. De la ville à la campagne, d’une culture à l’autre, j’invite dans l’espace du studio photo, les participants à interagir et se glisser dans une époque déterminée (50-60).
C’est à travers des costumes, des accessoires et d’autres éléments que les gens rentrent progressivement dans un rôle, qui leur est propre, singulier mais qui parfois aussi leur échappe partiellement ou totalement. Il est possible, comme à l’époque, de venir à la séance avec ses propres accessoires. La mise en scène de soi se prépare d’un coté comme de l’autre. C’est maintenant à moi de les guider pour la prise de vue finale. Un décalage s’instaure entre les poses recommandées, les années de référence et l’époque où nous nous trouvons véritablement. Autant de détails avec lesquels jouer et s inspirer.

Bill Melinda Foundation

Bill Melinda Fondation, Essaie clinique du vaccin Ebola au Mali 2014

"Fatoumata photography forms part of the permanent collection of the Bill Melinda Gates Foundation quot Art of Saving a Life and quot; collection and has been exhibited in both the Berlin GAVI conference and at TEDMED 2015 in Palm Springs USA. At each exhibition her work has drawn attention and stimulated interesting dialogue".

http://artofsavingalife.com/artists/fatoumata-diabate/

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L’homme en Objet

L'homme en Objet

L’idée de cette série est reliée aux histoires et aux contes que j’ai entendus dans mon enfance et qui me suivent encore partout aujourd’hui. Il s’agit d’histoires « désignées pour l’enfant noir » comme l’a dit Senghor. Pour ces photographies, je m’inspire d’histoires qui sont dans ma tête et je crée ensuite des objets au service de ces histoires. Les idées me viennent parfois la nuit, pendant que je suis couchée dans ma chambre. Avant de m’endormir, il m’arrive de rêver les yeux ouverts. Je cherche, je tâtonne toujours un peu. Ce sont des portraits assez simples, qui symbolisent un aspect d’une histoire. Mon usage des objets comme accessoires ou costumes pour l’homme a rapport aussi avec les masques africains, si bien faits, aujourd’hui conservés dans les musées. Je sors de ce contexte du masque africain traditionnel, lié à des coutumes et des croyances précises, pour aller vers quelque chose qui est davantage de l’ordre du déchet. Souvent, je demande même au modèle de fabriquer lui-même cet objet-masque. Il faut que ça soit artisanal, c’est très important. Moi, en tant que photographe, je mets en place ce dispositif, afin de placer les histoires que j’ai entendues derrière des masques, que les jeunes que je photographie ont bricolé avec des choses récupérées.

Cette série L’homme en objet symbolise-t-elle aussi la liaison entre le passé et le futur ?
Ce sont des histoires je n’ai jamais vécues, ce sont des histoires que l’on me raconte, des histoires comme des rêves. Quand on rêve, on croit vivre pleinement quelque chose, et puis lorsque l’on se réveille, on réalise qu’il ne s’agissait pas de la réalité, et on ne sait plus ce qui était profond et ce qui était en surface. Donc c’est un peu comme çaL’homme en objet : ce sont des histoires comme des rêves, mais qui fonctionnent comme des leçons de morale, des récits qui nous apprennent comment se conduire dans la vie. Qui nous aide à comprendre ce qui nous attend, ce qui peut arriver. Et aussi quel est le lien de l’homme et de l’animal, quel est le lien de l’homme et de l’objet. C’est grâce à des histoires que l’on peut apprendre à obtenir des affections envers des objets, des animaux, les arbres, la nature, et plein d’autres choses.

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Touareg en geste et mouvement

Touareg en geste et mouvement

Les Touaregs et les chameaux

Dans quel contexte avez-vous réalisé cette série ? Il s’agissait d’un voyage ?
J’ai fait cette série à l’occasion d’un voyage et puis aussi par amour pour les chameaux. Je suis allée au nord du Mali pendant un festival et j’ai été très impressionnée par les chameaux. J’en voyais pour la première fois et j’ai voulu les photographier, ainsi que le contexte touareg autour d’eux. J’ai proposé cette série pour la Biennale de Bamako de 2005 dont le thème était « Un autre monde ».

Comment les Touaregs ont-ils reçu votre travail de photographe ?
Ils étaient tout à fait d’accord. Avec le festival, ils sont habitués à voir des photographes, des caméramans. Ils étaient même très à l’aise pour être photographiés.

Est-ce que la lumière du désert vous a particulièrement inspirée ?
Oui, beaucoup. La lumière du désert est magnifique. Il faisait très froid, mais l’intensité lumineuse était vraiment belle. Le sable blanc amplifiait la lumière qui venait se refléter sur les Touaregs et les chameaux. Là, j’ai choisi le noir et blanc.

Interview réalisée à Bamako, Torokorobougou, Point Sud 11. 02. 2011
Par Bärbel Küster, Marlène Chedraoui, Judith Rottenburg, Janine Schöne, Tanja Schüz

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